lundi 11 janvier 2010

LE COTON BIOLOGIQUE




Le coton traditionnel pèse lourd sur l’environnement
Le coton, bien que ressource naturelle et renouvelable, est une plante particulièrement consommatrice d’eau et d’insecticides. La culture du coton consomme le quart des insecticides utilisés dans le monde alors qu’elle ne représente que 3% des terres cultivées[1]. Selon l'OMS, l’utilisation des insecticides dans la culture du coton est la cause de 220 000 morts et 25 millions de cas d'empoisonnement par an dans les seuls pays du Sud.
En outre, la proportion d’OGM est de plus en plus importante.
Par ailleurs, le coton est très consommateur d’eau pour sa culture : produire 1kg de coton nécessite plus de 7 000 litres d’eau[2] ! Le coton irrigué d’Egypte réclame 10 000 litres d’eau par kg[3]. L’irrigation artificielle concerne 42% de la surface cultivée en coton.
Ces enjeux sont de taille car près de la moitié des produits textiles est fabriquée en coton.


Le coton biologique est une vraie solution écologique
L’agriculture biologique n’utilise pas de produits chimiques, ni d’OGM. Les engrais employés sont naturels, non toxiques pour l’homme et sans danger pour l’environnement. Le coton bio évite ainsi les nombreuses maladies présentes chez les cultivateurs de coton traditionnel qui s’empoisonnent au contact des substances chimiques utilisées.
La culture du coton biologique, n’utilisant pas de produits phytosanitaires, permet de préserver la fertilité des sols et d’améliorer leur capacité de rétention de l’eau. Ainsi le coton bio est moins consommateur d’eau que le coton classique.
Pour limiter encore l’impact sur la ressource en eau, il faut préférer une culture dans des pays qui bénéficient de pluies abondantes et peuvent ainsi diminuer voire se passer du recours à l’irrigation.


Les certifications permettent de lever les doutes
La certification du coton garantit que la fibre a été cultivée dans le respect des critères biologiques. Cette garantie est une valorisation pour toute la chaîne du producteur au consommateur. Plusieurs organismes peuvent certifier la culture biologique du coton. Parmi les plus connus et reconnus, on trouve Ecocert, Skal et IMO.
La certification OEKO-TEX Standard 100 garantira l’absence de substance nocive dans le produit fini.
Récemment plusieurs organismes internationaux de certification ont créé GOTS – Global Organic Textile Standard - un nouveau label qui vise à la certification de toute la filière de production. GOTS prend en compte des critères environnementaux à chaque étape du processus de production : production de la matière première, fabrication, ennoblissement et transport. Cette certification inclut aussi un volet social puisque les critères de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) doivent être respectés : respect des droits des salariés, pas de travail des enfants, liberté syndicale.


La production du coton biologique est en forte croissance
Entre 2007 et 2008, la production de coton biologique a augmenté de 152%. Tout est relatif car les 145 872 tonnes cultivés sur 161 000 hectares ne représente encore que 0,55 % de la production mondiale[4].


Laver à froid et sécher à l’air libre
La fabrication et l’entretien des vêtements sont responsables des près de 10% des émissions de gaz à effet de serre en France[5]. Choisir des matières écologiques permet déjà de réduire les impacts.
En outre, d’autres impacts environnementaux sont liés à l’entretien : lavage, séchage, repassage. Laver à froid et sécher à l’air libre permet de diminuer les impacts.

www.duvertdanslesetoiles.com

Pour découvrir nos articles en coton bio, cliquez ici.


[1] Planète Attitude, WWF, éditions Le Seuil, p53
[2] Idem
[3] L’écologiste, n°29, juillet-Septembre 2009
[4] Idem
[5] Bio Intelligence Service

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